• Rio Tinto, Arcellor-Mittal et les autres

    « on nous cache tout, on nous dit rien »

    Sur l’air bien connu de Jacques Dutronc, Alors que les dirigeants européens, nos savants dirigeants en tête, se rengorgent de déclarations surfaites et creuses, j’avais depuis fort longtemps préféré attirer l’attention de mes amis mauriennais sur les fermetures programmées ou déjà annoncées d’entreprises capitales de la vallées: Arcelor Mittal à Aiton dont le sort semble définitivement scellé ( internet précise : aucune actualité pour cette entreprise ???) et qui va laisser sur le carreau de nombreuses familles de travailleurs déjà largement touchées par une crise qui perdure et dont on est loin d’être sorti malgré les affirmations prétendument rassurantes de tous ceux qui prennent le peuple pour un imbécile.           

    

Quant à Rio Tinto, le site internet qui fait référence à sa fermeture annoncée pour 2013, EDF ne désirant pas ou ne pouvant plus renouveler ses avantages financiers au groupe  est soit disant en cours de restructuration et ne peut être consulté ; il va de soi que les mensonges apaisants de certains apparatchiks politiques, transformés en pleureuses professionnelles de dernière heure, sont un scandale majeur et un manque de respect total vis-à-vis de ceux dont la situation, cause d’une gestion désastreuse, se dégrade de jour en jour. Etre près de ceux qui souffrent et assurer leur défense ne consiste pas en des effets de manches, mais dans un engagement réel à leurs côtés. « Paroles, paroles, paroles » un air bien connu que les politiques ont su retenir avec une facilité plus évidente que celui des cris de désespoir engendrés par une misère en perpétuel accroissement. C’est à croire que tous les organes nationaux, censés surveiller les indices de nos entreprises en permanence, n’ont qu’un rôle de paravent pour le gouvernement.

Quelle est l’utilité de nos brillantes instances officielles et nationales, soi-disant spécialisées parce que composées essentiellement de  ces intouchables super-diplômés de nos glorieuses hautes écoles ? Ne serait-ce que des emplois fictifs destinés à rémunérer des fantoches politicards ? Quant à EDF échapperait-elle au contrôle de l’état pour pratiquer la politique du « Je fais ce que je veux » sans aucun véto ? Comment sont utilisés les fonds de désindustrialisation ? Quand les services fiscaux, par ailleurs fort compétents, tirent la sonnette d’alarme, qui les écoute ? Pas ceux qui sont censés défendre les intérêts des salariés. Il est à croire que certains aimeraient voir la Maurienne sinistrée comme la Lorraine ou le Nord pour devenir un grand parc d’attractions touristiques. Quant à moi, élu de terrain, qui n’a jamais cru aux promesses miraculeuses de nos guérisseurs politiques, mais dans une logique de mise en valeur de notre terre, je ne serai jamais du côté de ceux qui consomment à outrance les mouchoirs en papier pour essuyer leurs larmes de crocodile.
Il est vrai que la dette de la Grèce a certainement plus d’importance, à leurs yeux, que nos travailleurs, nos chefs d’entreprise ou nos agriculteurs.

    
Daniel Dufreney